La carie du pâtissier
Sensibilisation des apprentis à la question de la carie dentaire professionnelle
Pathologie très invalidante, non inscrite au tableau des maladies professionnelles en France, elle peut avoir des conséquences très lourdes sur le plan psychosocial. Ses caractéristiques sont bien spécifiques : collets de couleur noire ou jaune, dents touchées indolores... ce qui ne pousse pas à consulter.
Du coup, la maladie continue sa progression, et les cas d'édentation quasi-totale avant 35 ans ne sont pas rares. Ce sont les professionnels manipulant des sucres qui sont les plus touchés et, en première ligne, les pâtissiers et les confiseurs. En cause, un environnement de travail riche en sucre volatile (tamisage de sucre glace), le goûter fréquent des préparations, le grignotage de mets sucrés... Mais, contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'amidon est cariogène aussi, certes moins que le saccharose, mais suffisamment pour que les boulangers (hommes) aient une consommation de soins dentaires (soins conservateurs, couronnes, prothèses) très supérieure à celle des autres professions indépendantes (4 et 7 fois plus élevée, selon les actes).La meilleure des préventions reste le brossage systématique des dents après chaque poste de travail et la limitation, dans la mesure du possible, des gestes professionnels cariogènes. Des habitudes à prendre dès l'entrée en formation.
Rapport du Pôle Innovation:
La restitution du projet est disponible ICI
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